Ce rapport, publié par le gouvernement des États-Unis, présente une méta-analyse des études sur les interventions axées sur l’emploi et la formation des personnes à faible revenu. De nombreuses interventions (144) figurent dans les 191 études examinées par Streke & Rotz.
Streke & Rotz ont constaté que les interventions amélioraient généralement les perspectives d’emploi des usagers. Les interventions sur l’emploi, l’éducation et la formation ont eu plus de succès à court terme que sur des périodes plus longues. De plus, les interventions ont, en moyenne, conduit à l’équivalent d’une augmentation des revenus[1] d’environ 1 000 $ par an. À première vue, ces résultats semblent positifs. Cependant, bien que l’augmentation de la rémunération à court terme soit souhaitable, il n’y a pas de quoi célébrer : l’augmentation des revenus n’est pas substantielle, même pour les personnes à faible revenu.
Sur les 144 interventions qui ont montré des signes d’efficacité, seules 29 avaient des preuves d’efficacité statistiquement significatives. Les quatre catégories d’interventions qui ont amélioré les résultats moyens sont l’éducation et la formation, le travail et l’apprentissage basé sur le travail, les services d’emploi et les incitations et sanctions. Les interventions telles que la gestion de cas ou d’autres formes de soutien n’ont pas, en moyenne[2], montré de signes d’amélioration des résultats, pas plus que les interventions visant à aider les personnes travailleuses à conserver leur emploi. Le rapport approfondit certaines observations de façon plus détaillée, dont quelques-unes sont listées ici :
- Des services spécifiques – emplois de transition, formation professionnelle/sectorielle, emplois subventionnés, opportunités d’éducation, formation de compétences de base et expérience de travail – ont été liés à des effets d’intervention plus importants que d’autres services.
- Les effets étaient également plus importants et positifs lorsque les interventions étaient menées par des prestataires « privés » (par exemple, des organisations à but non lucratif) et lorsque la participation était volontaire.
- Une plus grande proportion de personnes participantes s’identifiant comme Noires ou Hispaniques a réduit l’impact des interventions, de même qu’une plus grande proportion de femmes.
- Les interventions plus longues n’ont pas eu de résultats plus significatifs.
- Que l’économie soit en régression ou en croissance, les résultats des interventions étaient similaires.
Streke & Rotz présentent également un tableau qui fait la comparaison de l’ampleur de l’effet et la variation équivalente des revenus annuels pour 19 interventions figurant dans dix études ou plus. L’intervention la moins souhaitable est la formation en milieu de travail, qui a entraîné une baisse des revenus annuels équivalents de 520 $. Cinq autres interventions ont également entraîné une réduction. L’effet positif le plus important a été l’offre d’emplois de transition, qui a produit une augmentation annuelle équivalente de 1 250 $.
L’une des principales conclusions de ce rapport est que l’offre de programmes de services d’emploi pour les personnes à faible revenu produit des résultats très modestes (ou parfois défavorables). Les PDC qui travaillent dans des organisations offrant ces services auraient tout intérêt à (a) examiner les détails de ce rapport et (b) trouver des moyens d’ajouter de la valeur aux programmes offerts par leurs organisations.
Le rapport rappelle également que les services d’emploi dépendent fortement des ressources humaines qui les fournissent. Ainsi, un service qui ne produit que peu de changement en moyenne peut s’avérer très efficace lorsqu’il est fourni par quelqu’un d’autre.
[1] Le terme « augmentation des gains » renvoie ici à un « équivalent des gains », dérivé de variables, y compris la taille de l’effet des interventions, les gains des travailleurs à faible revenu et les prestations publiques.
[2] C’est un critère important. Certaines approches de gestion de cas ont été très bénéfiques, par exemple.
Réponses