Progrès liés à la carrière des Autochtones au Canada : Un aperçu partiel des écarts en matière d’emploi entre les femmes autochtones et non autochtones

Publié

11 octobre 2023

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Comment le Canada a-t-il répondu aux appels à l’action de la CVR? L’écart de revenus entre les femmes autochtones et non autochtones se réduit-il?

Préambule de la série

Cette série de résumés, en l’honneur de la Semaine nationale de la vérité et de la réconciliation, passe en revue les progrès de la réconciliation du point de vue très limité des préoccupations relatives au travail : l’emploi, le revenu, l’éducation et la formation (pour plus d’explications, consulter le numéro 1 de la série [cliquez ici]).

Emploi à temps plein chez les femmes autochtones et non autochtones

Ce résumé met en évidence certains renseignements sur l’état actuel de l’emploi et du revenu chez les femmes autochtones du Canada et sur son évolution au cours des dernières années. Les appels à l’action ont été publiés en 2015; ont-ils eu un impact?

Contrairement aux résumés précédents de cette série, qui consistaient à évaluer l’évolution des conditions de travail des Autochtones à partir des données de Statistique Canada, le présent résumé se fonde sur un rapport intitulé Regards sur la société canadienne et rédigé par Marie Drolet de Statistique Canada. Dans son rapport, Marie Drolet analyse l’évolution de l’emploi à temps plein chez les femmes entre 2007 et 2020 dans trois populations principales : les femmes autochtones1, les femmes non autochtones nées au Canada et les femmes immigrantes. Ce résumé se concentre sur la comparaison des deux premières populations : les femmes autochtones et les femmes non autochtones (nées au Canada). Sauf indication contraire, le terme « personne non autochtone » désigne les personnes non autochtones nées au Canada.

Emploi à temps plein. En 2007, 65 % des femmes âgées de 20 à 54 ans travaillaient à temps plein, contre 68 % en 2021. Cette même année, 70 % des femmes non autochtones étaient employées à temps plein, contre 59 % des femmes autochtones. L’écart entre les taux d’emploi à temps plein des femmes autochtones et non autochtones n’a pas changé entre 2007 et 2021; il est resté à environ 12 points de pourcentage2.

Éducation. En 2021, les femmes autochtones titulaires d’un diplôme universitaire avaient les mêmes chances d’emploi que les femmes non autochtones. Fait notable : il y a très peu de domaines liés à l’emploi, au revenu ou à l’éducation dans lesquels les taux de la population autochtone sont équivalents à ceux de la population non autochtone.

Écart entre les hommes et les femmes. Les taux d’emploi des femmes non autochtones augmentent depuis 2007 (+ 4 points) alors que ceux des hommes diminuent (- 2 points de pourcentage) : l’écart entre les hommes et les femmes s’est donc réduit de 6 points de pourcentage.

Les taux associés à la population autochtone ont présenté à peu près les mêmes changements, mais pour des raisons différentes. L’augmentation du taux d’emploi à temps plein des femmes non autochtones est à moitié attribuable à la hausse des taux d’activité (notamment, à l’augmentation du nombre de femmes à la recherche d’un emploi) et à la diminution de l’offre d’emploi à temps partiel. Pour les femmes autochtones, cependant, l’augmentation du taux d’emploi à temps plein était presque entièrement due à des taux d’activité plus élevés, en particulier chez les femmes âgées de 50 à 54 ans.

Dans son analyse, Marie Drolet étudie les différences d’âge de manière approfondie. En effet, les différences de structure familiale, comme le fait que les femmes autochtones ont des enfants plus tôt que les femmes non autochtones, suffiraient à expliquer la plupart des différences.

Éducation. Les femmes du Canada sont plus instruites depuis 2007. Le taux d’obtention d’un baccalauréat ou d’un diplôme supérieur par les femmes autochtones est passé de 10 % en 2017 à 18 % (presque le double) en 2021. Pour les femmes non autochtones, ce même pourcentage est passé de 23 % à 36 %. Comme indiqué ci-dessus, le fait d’être titulaire d’un baccalauréat ou d’un diplôme supérieur se traduit par un taux d’emploi à peu près identique pour les femmes autochtones et les femmes non autochtones.

La principale leçon à tirer de ce résumé et des autres résumés de cette série est que les préoccupations relatives à l’emploi ont très peu évolué chez les personnes autochtones par rapport aux personnes non autochtones. Les progrès réalisés par les femmes autochtones dans le domaine de l’éducation sont l’un des rares exemples de changement positif, important et, espérons-le, durable. Ces progrès dans le domaine de l’éducation ont toutefois commencé bien avant la publication des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. En somme, les données sont claires : il n’y a rien qui indique que les PDC ou tout autre organisme au Canada peuvent relâcher leurs efforts visant à soutenir la poursuite de la réconciliation.

Étude/référence originale

Drolet, M. (2022). Mise au jour des différences au chapitre de l’emploi à temps plein chez les femmes. https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/75-006-x/2022001/article/00009-fra.htm

Mises en garde

À l’instar des autres résumés de cette série, bon nombre de mises en garde accompagnent l’analyse d’un nombre limité de variables lorsque le problème en question est complexe, présente de multiples facettes et s’inscrit dans des systèmes en évolution. De tous les résumés, celui-ci est peut-être le plus « prudent » à cet égard, car l’analyse a été réalisée en interne par Statistique Canada.

Faits intéressants

Mary Two-Axe s’est installée à New York à l’âge de 18 ans où, en tant que femme mohawk, elle a rencontré et épousé un Américain d’origine irlandaise. Mary est née dans la réserve de Kahnawake, mais son mariage lui a fait perdre son statut d’Indienne et donc la possibilité de vivre dans sa communauté. Mary s’est défendue en créant l’Equal Rights for Indian Women Association en 1967 et, en 1985, elle a gagné son combat lorsque le Parlement a adopté le projet de loi C-31. Le projet de loi a modifié la Loi sur les Indiens pour supprimer cette règle discriminatoire; il a rétabli également le statut d’environ 16 000 femmes et de plus de 40 000 descendant·es. Mary a été la première à voir son statut rétabli.

Soumission par la Communauté

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Vos réflexions

Comment les PDC peuvent-ils et elles maintenir l’énergie consacrée aux intentions et aux efforts de réconciliation lorsque le changement semble très lent? Comment les PDC peuvent-ils et elles se soutenir mutuellement en maintenant la réconciliation au premier plan de leurs efforts?

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