Le rétablissement du cancer du sein présente de nombreux défis, notamment les préoccupations liées à l’argent et au retour au travail. L’expérience de retour au travail peut également être influencée par les conséquences des traitements (fatigue, troubles cognitifs, douleurs chroniques, etc.), par des remises en question professionnelles et par un niveau de soutien qui varie en fonction du milieu de travail.
Au Québec, il existe très peu de services spécifiques au développement de carrière des personnes survivantes. Pour combler ces lacunes, des chercheuses en travail social ont développé une intervention de groupe visant à outiller des femmes survivantes face à leur processus de retour au travail. Voyons ce que les PDC qui interviennent auprès de personnes présentant des incapacités au travail peuvent en retirer.
Derome et Roy ont recruté sept femmes âgées entre 39 et 60 ans ayant survécu à un cancer du sein et qui prévoyaient effectuer (ou avaient effectué) un retour au travail. Les chercheuses ont organisé un groupe de soutien sur une période de six semaines, à raison d’une rencontre de deux heures par semaine.
Le modèle d’intervention choisi par les chercheuses est centré sur l’aide mutuelle et possède une structure libre et flexible. Le rôle de la personne intervenante consiste donc à faciliter les interactions entre les participantes. Afin d’évaluer l’efficacité du modèle d’intervention, un journal de bord a été rempli par la personne intervenante et les séances ont été enregistrées. Les participantes ont également rempli trois questionnaires psychométriques, à la fois avant et après le processus d’intervention : un sur l’appréhension du retour au travail, un sur l’intégration des expériences stressantes et un sur la satisfaction de l’intervention de groupe.
Bien qu’il existe peu de services de réinsertion professionnelle offerts spécifiquement aux survivantes du cancer du sein, l’intervention centrée sur l’aide mutuelle entre les personnes participantes semble être une approche efficace pouvant être utilisée par les PDC pour soutenir les personnes effectuant un retour au travail à la suite d’un cancer du sein. Ce type d’intervention pourrait également être approprié pour des personnes présentant d’autres formes d’incapacités au travail temporaires ou chroniques, mais d’autres études sont nécessaires.
En conclusion, les autrices soulignent que les milieux de travail ont un impact sur le succès du retour au travail de leurs employées : le fait de ne pas les inclure dans le processus de retour au travail revient donc à mettre ce fardeau sur les épaules des femmes survivantes. L’implication des milieux de travail est donc une avenue intéressante pour les futures interventions avec une clientèle en retour progressif.
En conclusion, les autrices soulignent que les milieux de travail ont un impact sur le succès du retour au travail de leurs employées : le fait de ne pas les inclure dans le processus de retour au travail revient donc à mettre ce fardeau sur les épaules des femmes survivantes. L’implication des milieux de travail est donc une avenue intéressante pour les futures interventions avec une clientèle en retour progressif.
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